Vassivière : L’usine à cochons c’est non !

Publié le 31 Mar. 2026
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Non à la construction de la porcherie industrielle à Royère-de-Vassivière !

La CGT de la Creuse partage les deux avis défavorables à la construction d’une porcherie industrielle à Royère-de-Vassivière émis par le Syndicat mixte du Lac de Vassivière et par le Parc naturel régional de Millevaches. Nous partageons leurs préoccupations de santé publique sur la qualité des eaux.
Mais nous souhaitons ici insister sur les enjeux économiques et sociaux d’un projet qui annonce la création d’un emploi à mi-temps pour 1 200 cochons enfermés dans un bâtiment. Un demi-poste de travail pour une subvention de 101.250 euros de l’Union européenne (FEADER) et 67.500 euros de la Région : peut mieux faire !
En face des centaines d’emplois dans le tourisme vert sont menacés quand les eaux du lac de Vassivière (mais aussi de Faux) seront interdites de baignade. D’abord les emplois précaires des saisonniers, souvent des enfants du pays. Mais aussi ceux qui sont liés aux campings, aux activités nautiques. Et encore ceux des hôteliers, commerçants et restaurateurs à l’année qui font le gros de leur chiffre en été. Sans oublier les salariés des Plateaux limousin, un lieu polyvalent qui accueille des évènements toute l’année et qui sont situés à proximité des effluves de la porcherie.
L’impact économique frappera aussi les propriétaires qui louent des meublés touristiques. La valeur des maisons des deux villages de Faux cernés par les épandages sera également pénalisée.
Le Plateau de Millevaches est un espace encore préservé qui permet la coexistence d’une vie agricole avec celle d’un tourisme nature, limité. Il faut préserver cet équilibre.
Avec l’argent de nos impôts, il y a mieux à faire que financer une industrialisation de l’agriculture dont on connaît déjà les impasses écologiques et financières pour des agriculteurs pris à la gorge par les crédits. Avec la même somme, il serait préférable d’aider à l’installation d’éleveurs de porcs en plein air pour une transformation sur place d’une viande et charcuterie de qualité à meilleure valorisation que la production en masse de viande sous plastique pour supermarché.
Nous défendons un choix de société d’avenir et la création d’emplois utiles.


Communiqué du 30 mars 2026

Repère revendicatif